Enquête de clientèle

Résultats de l’enquête de clientèle en Béarn et Pays basque

promenade à vélo en famille sur les routes du béarn

L’ADT64 avait commandé et financé une enquête de clientèle auprès du CRTNA afin de mieux connaître ses visiteurs et mettre à jour les données disponibles.

Les restitutions de l’enquête clientèle régionale ont été faites devant les territoires et les professionnels du Béarn et du Pays basque mercredi 20 mai.

Ainsi, l’année touristique 2025 confirme la résilience et l’attractivité des Pyrénées-Atlantiques. Avec 4,1 millions de séjours, 24,6 millions de nuitées et près de 2 milliards d’euros de retombées économiques, la destination maintient un niveau de performance stable par rapport à 2019, malgré un contexte marqué par l’inflation et l’évolution des comportements de consommation.

Cette vaste enquête régionale, pilotée par Ipsos BVA, menée auprès de plus de 46 000 visiteurs en Nouvelle-Aquitaine, apporte un éclairage précieux sur les profils, attentes et pratiques des clientèles touristiques. Dans les Pyrénées-Atlantiques, près de 8 000 séjours ont été analysés afin d’identifier les grandes tendances qui redessinent progressivement l’économie touristique locale.

Au-delà des volumes, plusieurs enseignements majeurs émergent : une fréquentation mieux répartie dans l’année, une clientèle internationale en progression, un poids croissant des réservations de dernière minute et une recherche affirmée d’expériences mêlant nature, art de vivre et authenticité.

Le Béarn Pyrénées, focus sur une destination nature plébiscitée

Vue sur le superbe village Bilhères-en-Ossau, dans le Béarn en vallée d'ossau. ©Adrien Basse-Cathalinat pour l'ADT64 Béarn Pays basque

Le Béarn signe l’une des progressions les plus marquantes de l’enquête avec 1,5 million de séjours et 7,4 millions de nuitées, soit une hausse de fréquentation de 14 % par rapport à 2019.

La montagne s’impose comme le premier moteur d’attractivité du territoire, devant les séjours familiaux. Cette dynamique confirme l’intérêt croissant des visiteurs pour les destinations de pleine nature et les expériences plus apaisées, loin des fortes concentrations touristiques.

Le Béarn bénéficie également d’une fréquentation plus équilibrée dans l’année : 42 % des séjours sont réalisés entre novembre et avril, un niveau stable mais particulièrement significatif pour une destination intérieure.

Côté activités, les visiteurs privilégient le repos, la randonnée et la découverte patrimoniale. Cette tendance conforte le positionnement du Béarn autour d’un tourisme expérientiel, durable et centré sur les patrimoines naturels et culturels.

Le territoire fait toutefois face à un enjeu économique important : malgré une fréquentation en hausse, le panier moyen recule légèrement, passant de 64 € à 63 € par jour et par personne. Un signal qui interroge directement la montée en gamme de l’offre, la structuration des activités et la capacité à générer davantage de consommation touristique sur place.

Le Pays basque, indéboulonnable moteur du tourisme local

une randonneuse au dessus d'Ainhoa, village basque

Avec 2,9 millions de séjours et 17,1 millions de nuitées, le Pays basque demeure le principal moteur touristique du département, même si la fréquentation affiche un recul de 7 % par rapport à 2019.

Le territoire continue néanmoins de bénéficier d’un très fort pouvoir d’attraction grâce à son littoral, sa qualité de vie et son identité culturelle forte. Les pratiques touristiques restent dominées par le repos, la baignade, la randonnée et la découverte des villages et villes du territoire.

Le Pays basque confirme également sa capacité à générer des retombées économiques importantes. Le panier moyen progresse fortement, passant de 81 € à 90 € par jour et par personne, jusqu’à atteindre 117 € en hébergement marchand. Une dynamique qui souligne l’importance stratégique des hébergements professionnels et de l’offre expérientielle dans la création de valeur touristique.

Autre signal encourageant : la désaisonnalisation progresse. La part des séjours hivernaux gagne deux points par rapport à 2019 pour atteindre 33 % des séjours annuels. Une évolution qui ouvre des perspectives importantes pour les professionnels souhaitant développer leur activité hors saison estivale.

Destination 64 : des clientèles fidèles, des attentes qui évoluent

L’enquête met en évidence une destination particulièrement appréciée des visiteurs. Le niveau de satisfaction atteint 97 %, dont plus d’un visiteur sur deux se déclare “très satisfait”.

Les professionnels du tourisme peuvent s’appuyer sur plusieurs atouts fortement identifiés par les clientèles :

  • la qualité de l’accueil
  • le confort des hébergements
  • la diversité des activités
  • l’authenticité des expériences proposées
  • et la complémentarité mer / montagne propre aux Pyrénées-Atlantiques

Le profil des visiteurs confirme également plusieurs tendances structurantes :

  • une clientèle majoritairement française (84 %)
  • une progression des clientèles étrangères
  • un poids important des CSP+
  • et des pratiques de réservation de plus en plus digitalisées et tardives

Les plateformes jouent désormais un rôle central dans la préparation des séjours : 45 % des touristes les utilisent pour réserver, dont 22 % via Booking et 14 % via Airbnb. En parallèle, un quart des visiteurs réservent directement auprès des hébergeurs, confirmant l’importance stratégique des canaux directs et de la relation client.

Aussi, plusieurs axes de progrès sont clairement identifiés par les visiteurs : mobilité régionale, stationnement, accueil en gare et services adaptés aux clientèles internationales.

Enfin, l’on constate une baisse des nuitées estivales au profit des autres saisons. Un indicateur fort de l’évolution des comportements touristiques, mais aussi une vraie opportunité : mieux répartir les flux, prolonger l’activité sur l’année et adapter nos stratégies aux attentes des visiteurs.

Ces données sont précieuses parce qu’elles apportent du recul, de la nuance et des leviers d’action concrets pour les territoires comme pour les professionnels.